Compétitions 2015

Les Compet' 2015

 

8ème édition de l'EcoTrail de Paris - Samedi 21 mars

 Après presque 3 mois de préparation, le jour J est arrivé. Le 80km de l’EcoTrail de Paris !!! Une première pour moi qui n’a, jusqu’à présent, pas dépassé les 40 bornes de Trail en compétition. Pas grave, je sais que je peux le faire et je me fixe comme objectif de rallier le premier étage de la Tour Eiffel en moins de 8h … Pourquoi pas !

Au programme de la course, 78 kilomètres et environ 1500 mètres de dénivelé, a priori pas très compliqué …. Oui mais voilà les côtes, courtes mais nombreuses rendent le parcours usant. La première portion jusqu’à BUC (Km 23) est très roulante incitant souvent à partir trop vite et la dernière, le long de la Seine en milieu urbain est particulièrement interminable. Bref, le but est de d’escalader la Tour Eiffel et d’aller au bout de ce parcours.

Environ 1800 coureurs s’élancent à l’assaut de cette épreuve ! Il ne fait vraiment pas très chaud. Go à 12h … J’essaie de me faire une place dans le peloton et malgré mes efforts pour serrer le frein à main, je tourne à 5 au mille. Je surveille le cardio, déjà trop élevé par rapport à d’habitude … Stress de la course, départ à froid ??? Je décide de continuer à cette allure.

C’est ainsi que j’arrive à BUC en moins de 2 heures, au premier ravitaillement, après environ 23 kilomètres course. Je passe en marchant sans m’arrêter en chopant quelques trucs à manger car les choses sérieuses vont commencer ! Enchaînement de courtes montées, brèves descentes, relances sur le plat jusqu’à MEUDON (Km 46).

Je commence déjà à ressentir des douleurs au ventre et je ne suis qu’au tiers de la course. C’est de ma faute, je m’entête à prendre ces gels que je ne digère pas ! Grosse erreur. Dommage car les jambes sont là, pas de douleur musculaire, pas d’ampoule. Montée après montée, descente après descente, les muscles répondent bien, pas l’ombre d’une crampe.

J’atteins le point d’eau de l’observatoire de MEUDON (Km 46) après 4h20 de course, je suis toujours sur l’objectif mais je ne suis pas serein du tout car j’ai très mal au ventre et je commence à avoir froid. Quelques minutes de pause, je refais les pleins, je lis les sms d’encouragement de David (ça fait du bien !) et je repars avec un bon mal de jambes cette fois-ci. J’essaie de maintenir le rythme mais je sens que je vais avoir du mal, prochain ravitaillement Chaville (Km 55) !

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Je m’arrête rapidement pour faire une pause dégazage car là ça m’empêche carrément de courir. Les kilomètres ne défilent plus aussi rapidement que je le souhaite. Il me faut un peu moins d’1h15 pour boucler cette portion de 11 kilomètres et 220 mètres de dénivelé positif. Je parviens à maintenir une allure correcte pour rester sur l’objectif mais les ressources s’amenuisent, surtout que je n’arrive plus à boire, ni à manger. Lorsque j’arrive dans l’aire de ravitaillement de Chaville, je vide tout pour m’alléger, j’avale ma soupe de vermicelles, trop bon. A ce moment-là, mes jambes commencent à être bien lourdes. Je repars pour environ 13 bornes jusqu’à SAINT-CLOUD (Km 70).

La sortie du ravitaillement est douloureuse pour les muscles et il me faut plusieurs centaines de mètres pour que ma foulée retrouve un semblant de souplesse. Jusqu’à présent dans les 200 premiers, je commence à me faire doubler régulièrement. Mon rythme a baissé et je ne suis plus en mesure d’accélérer. Le parcours n’est plus très compliqué et c’est bien comme ça !

J’entre dans le parc de Saint-Cloud pour rallier le dernier ravitaillement. Quelques minutes d’arrêt (Trop sans doute) avec vue sur la Tour Eiffel ! J’avale encore ma petite soupe, c’est le seul truc que je parviens à ingurgiter. J’en suis à 7h de course pour 70 km, toujours dans l’objectif à ce moment-là mais je sais déjà qu’il me faudra plus d’une heure pour finir les 9 bornes de bitume qui me sépare de de l’arrivée. C’est parti pour la descente qui me ramène sur les quais de Seine.

Kilomètres de bitume, de trottoirs, d’escaliers. J’ai plus de jambes et toujours mal au ventre. Je tourne entre 6 et 7 km/h. Impossible d’aller plus vite mais je sais que je vais finir mon premier 80 km dans un temps pas trop mal, proche de l’objectif fixé.

La nuit est tombée depuis quelques minutes et le spectacle est quand même sympa. Je remonte sur le pont de Grenelle pour traverser l’île aux cygnes que je découvre, vraiment sympa pour finir. Il reste alors moins d’un kilomètre avec toujours la Tour Eiffel en point de mire. Je la vois depuis 5 ou 6 kilomètres. Elle se rapproche enfin.

Je commence à savourer, finies les douleurs ! Super ambiance sous la Tour Eiffel, plein de monde pour nous applaudir. Je récupère un ticket, fouille sommaire du sac (Vigipirate oblige !). Je prends la pose pour Gwen avant d’attaquer les marches (aie ça pique) de l’escalier qui monte au premier étage de la tour Eiffel.

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Je franchis la ligne après 8h28 de course. Je me classe 271ème (oui environ 70 places de perdues sur le dernier tronçon…). Très satisfait d’en finir avec ce temps et un peu déçu de ma gestion de course, c’est l’expérience qui rentre.

Fred


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